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L'orgue de Château-Gombert
C’est en 1934 que l’Abbé Paul Platz curé de Château Gombert décide d’acheter un orgue pour la paroisse. L’instrument en provenance de Verdun est d’occasion. Il comprend 14 jeux et son prix est de 35 000 anciens Francs. Il sera mis en service au mois de juin 1935. 
 
Afin de trouver la somme nécessaire, une souscription est ouverte auprès des paroissiens. 
 
En 1984 un relevage (démontage, nettoyage, réglage et accord des jeux ) est effectué par le facteur Michel Merklin & Kuhn de Lyon. Un concert d’inauguration sera donné le 16 décembre 1984. 
 
Depuis quelques années l’orgue présente des signes de fatigue, les claviers s’affaissent en été, les sommiers en chêne sont fissurés l’accord général ne tient plus. 
 
En 2005 un devis de restauration est établi. En 2006 la demande de restauration est déposée au bureau des orgues de la ville de Marseille. En 2007 le budget est voté par la ville ( l’instrument acheté jadis par la paroisse, est devenu immeuble par destination et relève du patrimoine communal ). 
 
En 2008 les travaux de restauration commencent. L’orgue entièrement démonté sera restauré en atelier. Les 1500 tuyaux seront harmonisés et accordés, deux jeux supplémentaires seront installés. 
 
L'orgue reprend sa place pour les fêtes de Noël de l'année 2008. 
 
L’orgue en tant qu’instrument de musique, est la création de l’homme pour parler avec Dieu. 
 
Sa présence permanente en un lieu ouvert à tous où il s’offre à la vue, le rend familier même silencieux. 
 
Par sa sonorité unique, il permet l’élévation de l’âme que tout un chacun peut ressentir. 
 
Jean-Pierre Colombo.

Le rôle de l’orgue dans la liturgie - petit historique
Dès 1600, le cérémonial des Evêques (Rome) établit que les règles de l’usage de l’orgue dans les cérémonies sont établies dans l’Eglise, et que sera défini le rôle de l’organiste. 
Le jeu de l’orgue est ainsi lié à la Festivitas, la Solennitas, à la discipline calendaire et liturgique. 
 
Avec Divini Cultus de 1928, Pie XI commente le panégyrique de l’orgue :« Il est un instrument qui est proprement d’église et qui nous vient des anciens : c’est l’orgue dont l’excellence et la majesté lui ont valu d’être associé aux rites liturgiques. » 
 
Dans Musica sacrae disciplina de 1955, Pie XII va encore plus loin :« Parmi les instruments qui sont autorisés dans les églises, l’orgue occupe à juste titre la première place car il est admirablement adapté aux chants et aux rites sacrés, il confère aux cérémonies de l’Eglise une splendeur étonnante et une magnificence toute spéciale, il émeut les fidèles par l’ampleur et la douceur du son, il comble leurs âmes de joie quasi céleste et les élèves puissamment vers Dieu et vers le ciel » 
 
En 1963 Sacrosanctum Concilium tempère :« On estimera hautement dans l’église latine, l’orgue à tuyaux comme instrument traditionnel dont le son peut ajouter un éclat admirable aux cérémonies de l’Eglise et élever puissamment les âmes vers Dieu et le ciel » 
« La musique sacrée sera d’autant plus Sainte qu’elle sera en connexion étroite plus étroite avec l’action liturgique ». 
 
L’orgue dans l’action liturgique. 
o L’orgue est un instrument majestueux qui renferme toute les parties de l’harmonie, et autant d’instruments différents qu’il y a de jeux qui le composent. 
o Par la diversité de ses tuyaux, l’orgue peut traduire tous les sentiments humains: joyeux, tristes, dramatiques. 
o L’orgue est d’abord un instrument qui annonce, il a deux rôles principaux. 
1) - Sa fonction dans la liturgie est d’abord celle d’un instrument d’accompagnement, il soutient le chant de l’assemblée, il commente la parole de Dieu, il crée un climat de louange, de supplication, de méditation, il conduit au silence, à l’écoute, à la prière, il permet à la liturgie de respirer. 
2) - Il y a des moments ou l’orgue seul est requis, l’entrée, parfois entre les lectures, l’offertoire qui a pour ma part un caractère brillant et joyeux, c’est le moment du partage et les fidèles accomplissent un rite joyeux. La communion où il est bien souhaitable à mon sens que les fidèles ayant reçu Notre Seigneur puissent demeurer avec lui dans un coeur à coeur. 
 
Il intervient en soliste ou il peut établir une étroite symbiose entre la parole de Dieu et la Musique. 
o L’improvisation : Elle n’est pas indispensable à la liturgie, cependant elle est fort utile. 
 
Un chant d’entrée ou d’action de grâce prend beaucoup plus de relief lorsqu’il a un prélude qui le met en place dans l’assemblée. 
Un interlude si c’est un chant à strophe. 
Un bref postlude qui mène le chant à une sorte d’épanouissement. 
Le passage de la première lecture au psaume. 
Une pause méditative entre l’homélie et le Credo. 
La mise en place de l’agneau de Dieu durant le geste de paix. 
Le prolongement du chant de communion. 
 
L’improvisation est une musique imprévue qui ne se répétera jamais de la même façon, car elle n’est pas écrite. 
 
Les taches de l’orgue dans l’action liturgique 
Inviter : L’orgue est l’initiateur de ce qui vas se passer, c’est à lui que revient l’initiative de mettre en route les chants. 
Amplifier : L’orgue donne de l’ampleur, il permet à ce qui se passe dans l’assemblée d’atteindre une dimension spirituelle, festive et célébratoire plus haute. 
Soutenir : L’orgue donne au chant un appui, une base. L’harmonie et le rythme sont ainsi le soutien de l’acte liturgique. 
Enrichir : La richesse de l’orgue vient de la riche variété de ses timbres, mais aussi du fait qu’il couvre l’étendu des sons audibles. 
Illustrer : Rendre illustre et solennel. Chaque célébration est unique par le choix des chants, le jeu de l’orgue, l’improvisation par nature non réitérable. 
Accomplir : L’orgue est un ministre célébrant, il est un acteur grâce auquel la célébration s’accomplit. 
 
Quelques mots sur l’organiste, car il est intimement lié à son instrument. 
o L’organiste doit savoir s’adapter aux textes chantés, créer une ferveur par un jeu qui incitera l’assemblée à chanter et renter dans l’action liturgique. 
o L’organiste doit être un acteur essentiel comme accompagnateur ou comme soliste, il doit être un serviteur de la liturgie. 
o Lorsqu’il le peut, l’organiste a pour tâche, par la richesse de ses harmonisations d’améliorer la qualité de l’entourage musical d’une mélodie sans intérêt, voire mal bâtie. 
o Bach dont la devise « Pour la seule gloire de Dieu et l’édification des fidèles » l’a fait plusieurs fois pour des mélodies de choral qui ne sont pas toutes sublime. 
 
Jean-Pierre COLOMBO

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Rédacteur en chef Père Bernadin